16 mai 2008
DONNER LE CHANGE
Donner le change, c'est composer une expression pour que les autres ne se rendent pas compte de ce que l'on ressent réellement.
Exemples : Feindre la joie quand on est triste ou avoir l'air embarassé alors que l'on est indifférent !
Cette expression vient de la chasse à courre !
Une bête traquée par les chiens de la meute avait parfois l'intelligence de se rapprocher d'un congénère pur tromper ses poursuivants, qui se merraient alors à chasser l'autre animal.
Il échangeait ainsi sa situation avec l'autre qui n'avait rien demandé, belle ruse qui permettait de " donner le change "!

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15 mai 2008
LEON
Petit jeu du forum.
Le sujet : vous vous transformez subitement et sans le vouloir en animal... ( les mots en gras étaient obligtoires!)
LEON
Quand je me réveillai ce matin là, je sentis de suite que quelque chose clochait.
Il y avait ce parfum étrange qui flottait dans l’air et qui réveillait en moi des souvenirs brumeux. Je constatais alors que je n’étais plus dans mon lit douillet, bien au chaud sous ma couette, aux côtés de ma femme ! A la place j’étais prisonnier d’un herbage arborant une bizarre couleur de miel avec au cœur cette sensation désagréble de n’être plus moi-même. Je regardais autour de moi, cherchais mon corps, mais ne trouvais qu’une ombre qui ne m’en apprit guère plus. Ma femme, elle, avait tout bonnement disparu.
Ne sachant trop que faire, j’entrepris d’explorer prudemment les lieux.
Je me faufilais tant bien que mal dans cet amas de broussailles dorées qui semblait ne jamais vouloir prendre fin, quand subitement une grande clarté envahit tout l’espace. Je clignais des yeux. J’avançais droit devant moi, sans réfléchir. Le sol, d’un blanc laiteux, se faisait tendre, presque élastique. Vierge de toute végétation il ne semblait pourtant pas souffrir de sécheresse.
Je me retrouvais bientôt aux abords d’une falaise ; le vide me força à reculer. Dépité mais tenace, je décidais alors d’aller vers le nord, tournais à gauche et constatais enfin toute l’étendue de ma désolation.
J’étais seul. Terriblement seul au milieu d’un désert sur une terre inconnue. Au loin, il me sembla apercevoir des sommets…Tristement, je me remis en marche. Je frôlais l’unique cratère de ce paysage pour le moins étrange et ne m’arrêtais qu’une fois au pied des montagnes ; immenses, soudées entre elles, sans aucune prise possible… plus dures à gravir que la muraille de Chine. J’allais me résigner quant une forte secousse ouvrit une brèche inespérée. Je m’y faufilais, courant comme un fou de peur qu’elle ne se referme. La tête me tournait ; ou peut-être était-ce le sol qui bougeait…
Péniblement je continuais mon ascension. Je suais. Au-dessus de moi, une cascade de lianes aux couleurs automnales m’offrit enfin un peu d’ombrage. Plus j’avançais, plus je sentais un souffle chaud m’envelopper, un vent doux et agréable qui dégageait une douce odeur de confiture de fraise. Ma préférée. Fouillant ma mémoire à la recherche de cet effluve qui jadis me faisait frissonner, égaré dans ces souvenirs d’ancienne vie, je ne perçus que trop tard le grondement sourd précédant la tempête. Surpris par la violence des eaux, je fus d’abord projeté en l’air, puis culbutais le sol à plusieurs reprises. La brèche entre les monts s’était encore élargi. Glissant sur le dos, je m’y engouffrais et achevais ma course folle dans le cratère où j’attendis, tremblant, la fin du déluge. J’avais encore du mal à reprendre mon souffle et mes esprits quand un hurlement me fit sursauter. Puis quelqu’un brailla mon prénom sur un ton emplit de colère tandis qu’un forceps géant m’arrachait à mon abri de fortune.
Ce n’est que lorsque je fus face à elle que je compris enfin QUI j’étais ! Je baissais les yeux, elle était en soutien-gorge. J’allais descendre plus bas encore quant une faucille écarlate me sectionna le corps d’un coup sec et mortel. Jeté au sol, agonisant, c’est pourtant la flamme d’un briquet qui m’acheva sans que j’aie le temps de lui dire :
– C’est moi chérie, c’est moi LEON !!
LEON le Morpion !
11:54 Publié dans POUR LE PLAISIR | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
02 mai 2008
NOSOGRAPHIE
P'tit clin d'oeil à mon pote Maneki Neko ...
NOSOGRAPHIE
Description et classification des maladies d'après leurs caractères distinctifs.
Il l'émascule, le cuisine et le mange (le reste au congel)
jE ne crois pas que le cannibalisme soit le vrai problème, (c'est la conséquence d'une maladie psychiatrique importante à mon avis)
Cela me semble rentrer dans le cadre d'une perversion, tout comme la coprophagie, la nécrophagie, la gérontophilie (dans une moindre mesure bien sûr
), et autres horreurs de la nosographie médicale actuelle....
13:27 Publié dans CA VEUT DIRE QUOI... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
28 avril 2008
RESURRECTION
SUJET : Vous ratez le train. Racontez les conséquences.
« Raté le train. dsl. Besoin de temps. Jt’m. »
Caro soupira, leva le pouce, s’arrêta. Le clapet du téléphone en suspens aucune empreinte ne vint marbrer la touche envoyer.
Non, elle ne pouvait lui écrire ça, pas comme ça. Elle pouvait au moins l’appeler… Oh et puis à quoi bon, il ne la croirait pas.
Et de toutes façons, elle ne l’avait pas vraiment raté ce train ! Pas encore…
L’air hagard, le geste lent, Caro pivota la tête vers la gauche. Les montagnes encore blanches, la campagne qui s’éveille d’un hiver ajourné, le fleuve accouchant sur ses rives d’une fange grisâtre et gluante ; le vent glacial qui vous fouette les joues… son esprit s’échappait, comme flottant par-dessus les nuages, s’écorchant aux sommets, s’effilochant ça et là comme pour mieux disparaître.
A gauche, c’était aussi les amis de longue date, parfois même d’enfance ; la famille, nombreuse, soudée, réconfortante ; les souvenirs, bons ou mauvais, nostalgiques clichés ancrés en elle jusque dans ses chairs. A gauche, c’était le passé.
Caro, jusque là en apnée, inspira longuement, déglutit avec peine, tourna la tête de l’autre côté.
Bien que la distance lui interdit d’en admirer les paysages, elle savait que là-bas l’attendaient l’immensité de la mer, la douce caresse du soleil, le chant des cigales dans les pins parasol et la quiétude des siestes du sud. Et puis il l’attendait, LUI.
Lui avec sa belle gueule, son boulot bien payé, son zen en toutes circonstances. N’était-ce pas ce qui l’avait attiré, la première fois ? Cette assurance, ce charisme indescriptible ? LUI qui voulait qu’elle sache qu’il l’aimait… sans jamais le lui dire ; sans même le lui montrer ! Homme rigide, autoritaire, étouffé par ses émotions, prisonnier de ses principes. Un iceberg face à elle ; elle si volcanique, si lunaire, si bouillonnante de sève. Cinq ans qu’elle partageait sa vie où plutôt, qu’elle épousait la Sienne. Cinq ans garée sur une voie à sens unique, à laisser de coté sa passion des mots pour soigner ses maux à LUI.
Fallait-il qu’elle se soit détestée à l’époque pour en tomber amoureuse !?
Caro soupira. Des larmes jaillies de ses entrailles lui brûlèrent les yeux tandis qu’une envie de vomir lui soulevait l’estomac. Elle déglutie avec peine, se mordant l’intérieur des joues, ferma les yeux. Elle alluma une cigarette pour se donner une contenance, avisa le chef de gare et le chauffeur discutant sur le quai opposé. Le train n’allait pas tarder à partir…le ronronnement de la loco la pressait de se décider.
Elle s’adossa au dossier de son siège, luttant pour faire cesser ce mælstrom de sentiments contradictoires qui valsait dans sa tête. Ne plus penser, l’espace de quelques secondes, faire le vide. À gauche, le passé. À droite, l’avenir…mais l’avenir ne faisait-il pas déjà partie du passé lui aussi ?
Les larmes enfin coulèrent. D’amers sanglots secouèrent son corps engourdi.
Aujourd’hui, elle n’en pouvait plus.
Aujourd’hui elle voulait vivre, exister ! L’écriture lui brûlait les doigts, elle voulait, elle DEVAIT s’y jeter corps et âme pour rattraper le temps et les mots perdus.
Aujourd’hui, elle manquait d’air et bientôt, c’est sûr, elle mourrait de silences.
Le claquement sec du clapet la fit sursauter.
Tel une épée de Damoclès, une pression du pouce venait de sceller son destin.
16:14 Publié dans POUR LE PLAISIR | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
22 avril 2008
SURPRISE
Petit texte pour le jeu "presque"hebdomaire de mon forum préféré ( A Vos Plumes!!).
Les contraintes : Une personne rentre chez elle un soir, il y a une ambiance étrange...racontez!! Chute humoristique obligatoire...
SURPRISE !!
Je regarde ma montre :
– 20h30 ! Dix heures de boulot avec ce chef vicieux j’en peux plus !!
Je fouille mon sac, fatiguée et de mauvaise humeur.
– où ai-je mis ces foutues clefs ? Ah ! Les voilà.
Je me bagarre un instant avec la serrure ; enfin la porte s’ouvre.
– Bon sang ! Elle couine encore cette porte ! J’ai pourtant dit plusieurs fois à Jean de la graisser. Il glande rien de rien celui la ! Et je suis sûre qu’il va encore oublier notre anniversaire de mariage !
J’entre, referme derrière moi et appuie sur l’interrupteur. Rien. Je recommence, toujours rien. Je trépigne presque de rage quand mon portable sonne m’offrant un semblant de lumière. Je regarde : FIFI ! Je décroche :
– Salut ma biche comment vas-tu ?
…..
Moi ? M’en parle pas, l’horreur à l’état pur !
Je rentre à pied car les bus sont en grève, je me chope un orage de folie, Jérôme qui arrête pas de me faire du gringue, et maintenant plus de lumière !!
…..
– Hein ?
……
– Oui il est très charmant Jérôme.
…..
– Hein ? Oui il m’a invitée à dîner mais chuuut ! T’as intérêt à le garder pour toi !
A tâtons, j’avance vers le salon à la recherche d’une bougie.
– Bon reste zen Nicole, il doit y avoir une bougie par là…
……
– Non pardon je me parlais à moi-même. Tu sais quoi, çà sent bizarre chez moi, ça empeste même. Beurk ! On dirait l’eau de toilette de Roger !
…..
– Mais si Roger, tu sais bien, le gros pas beau qui bosse avec Jean.
…..
– Oui voilà, celui qui pue c’est bien ce que je dis ! Aïe ! Mais qui a foutue cette chaise en plein milieu du passage ! Bon dieu, Caro n’a encore rien glandé aujourd’hui…elle a la chance celle-là d’être une copine d’enfance de Jean, d’avoir trois gosses et de pas prendre cher, sinon y’a longtemps que je l’aurai virée, pas fichue de faire le ménage correctement.
…..
– Hein ? Non j’ai pas de briquet, tu sais bien que je fume plus. Tiens en parlant de ça tu as su pour Léo ?
….
– Quoi t’as pas su ? Il s’est endormi avec une clope à la main, il a flambé son appart et même un peu celui du voisin je crois.
....
– Ben non, il a pas les moyens tu penses ! c’est qu’un petit fonctionnaire de police, genre play-boy de bac à sable ! Il se la pète avec son uniforme mais il a le QI d’un moineau. Je crois qu’il est reparti vivre chez sa mère. Ouais, à 37 ans ! La honte !! Bon je te laisse, suis vannée et faut que je trouve cette bougie. Oui à plus.
Je raccroche, essaie de muer le portable en lampe torche quand soudain, je sens comme une présence. Je le fourre en poche. Oui, il y a quelque chose, où quelqu’un là, tapie dans l’ombre. Cà m’observe, j’en suis sûre. Je tremble, je panique.
Un voleur ? Un assassin ? Un fou qui va me kidnapper, me torturer, me…
Non je ne veux pas y penser. Un souffle me frôle, je hurle. C’est alors que la lumière se rallume. Je suis éblouie, je cligne des yeux et puis je les vois, là, tous les quatre : Caro, Roger et Léo aux côtés de Jean. Ce dernier tient une bouteille de champagne un bouquet de roses à la main. Je me sens mal tout à coup. Je me sens devenir rouge de honte, eux tirent plutôt sur le blanc. Jean s’approche, se penche vers moi et me marmonne :
– J’avais invité nos amis pour nos dix ans de mariage, pour te faire une surprise…
Je persifle.
– T’es vraiment trop con Toi… C’est dans huit jours, notre anniversaire de mariage !
09:51 Publié dans POUR LE PLAISIR | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
17 mars 2008
Qui aurait cru...
Un petit texte pondu rapidos pour un jeu sur M.A mais auquel je n'ai finalement pas pu participer faute de connexion internet!! Il fallait simplement écrire ce que nous ressentions face à cette photo...
Je vous laisse découvrir mon impression ici:
Le père du petit Nicolas feuilletait l’album familial, une infinie tendresse mêlée d’amusement dans le regard.
– Regarde cette photo chérie. Tu te souviens ? Notre petit monstre avait déjà son fichu sale caractère.
Occupée à tailler des fleurs trop grandes pour le vase dans lequel elle avait décidé de les mettre, la mère arrêta son geste, posa le sécateur sur la table et s’approcha. Un éclat de rire emplit soudain la pièce.
– oh oui je me souviens ! Un vrai petit bourreau ! Pauvre nounou, elle ne savait plus que faire pour le calmer. Rien d’autre ne l’intéressait que démembrer ses jouets, déchirer ses livres, hurler durant des heures… Il lui en a fait voir de toutes les couleurs ! Il n’aimait rien de ce qu’aiment les autres enfants. D’ailleurs, il n’aimait pas les autres enfants non plus !
– c’est vrai. Même topo pour les sucreries ! Ce garnement n’aimait que ce qui était fort ou acide. Même l’harissa avait plus de douceur à ses yeux qu’un sucre d’orge ! Qui aurait pu penser qu’un jour…
Elle éclata de rire.
– Certainement pas cette sixième nounou !! Elle qui était si gentille…
– Elles étaient toutes gentilles ! Toutes d’une patience incroyable ! Mais il faut reconnaître qu’il n’était quand même pas un gosse facile…Bébé infernal, enfant terrible, adolescent hargneux, toujours à vouloir commander tout le monde du haut de son mètre cinquante...
– oui tu as raison, son complexe d'infériorité a commencé très tôt et l'a poursuivit jusqu'au bout! Cette photo est décidément la plus représentative de sa personnalité.. On devrait la faire encadrer.
Le père contempla le cliché, une étrange fierté dans les yeux.
– Oui. Mais tout de même, qui aurait pu imaginer…
– Personne ! Rappelle-toi, même nous, nous nous demandions sans cesse ce que nous allions bien pouvoir faire de lui…
Un sourire passa sur les lèvres paternelles.
– Il était grassouillet bébé hein ? De ce côté-ci au moins, il a beaucoup changé !
– C’est vrai ! Et entre nous, même si c’est notre fiston chéri, je crois que j’aurai préféré qu’il garde son gras et qu’il soit moins, comment dirais-je…
– Sec ?
– Oui ? c’est ça ! Sec ! Dans tous les sens du terme ! Une vraie peste il faut bien le reconnaître, et pour ne rien te cacher, j’ai toujours pensé qu’il finirait tueur à gages où un truc dans le genre…
– Oui, je comprends ce que tu veux dire ! J’avoue maintenant queje pensais un peu comme toi. Personne n’aurait pu imaginer, pas même nous, qu’il finirait dans un pays étranger comme président de la République !!
21:33 Publié dans POUR LE PLAISIR | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


