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21 décembre 2007
cruelle décision !!
C’est étrange…
Je devrai me sentir bien et profiter de ces quelques instants à moi pour me divertir, m’occuper l’esprit, au pire…faire le ménage à fond ! Mais non. Je suis là. Je reste là, assise sur le canapé du salon, l’air absent. Je soupire. Je feuillette un magazine dont les pages tournent si vite que je n’ai pas le temps de lire quoi que soit. A peine mon regard accroche-t-il quelques taches de couleur.
Je n’y tiens plus, l’inactivité m’agace, me fatigue même !
Je me lève et décide de m’attaquer au ménage. L’aspirateur fait un boucan de tous les diables, la voisine du dessous va encore gueuler. Tant pis, je renonce et j’entame la vaisselle. Bigre, ce que çà peut salir comme cuillères les gosses, on se croirait dans une colonie de vacances. La mousse est abondante mais le grattoir de l’éponge illusoire.
Je termine quand même, je chantonne. Enfin, j’essaie. Mon esprit est ailleurs, je me sens mal, je culpabilise même… Ce vide immense tout d’un coup, je n m’y attendais ps. Je ne savais même pas qu’un être puisse manquer à ce point. C’est viscéral, limite jouissif de savoir qu’on peut aimer de cette façon. Et tellement cruel quand vient la séparation. Mais voilà. Il fallait bien en arriver là. Nous n’avions le choix ni l’un ni l’autre et nous allons devoir nous y habituer. Pourtant, lorsque tu m’as tourné le dos en sanglotant, mon cœur s’est disloquer, explosé en un puzzle dont je cherche maintenant les morceaux. J’ai eu si mal que j’ai pleuré à mon tour. Mais bien sur, tu n’en as rien su.
Marre du ménage, pas envie de planter devant l'écran...J’allume la télévision. C’est pareil que les livres…Je tourne les pages des chaînes avec la télécommande, les numéros défilent, je ne vois rien. Impossible de me concentrer. Je regarde l’heure. Le temps joue au lièvre et à la tortue avec mes nerfs. J’enrage et je soupire.
Une heure à peine que je suis partie et voilà que tout mon univers s’écroule. Mes envies de liberté, mes besoins égoïstes de moments rien qu’à moi s’évaporent, laissant place a d’insondables émotions jusqu’alors inconnues. Inconnues et terriblement douloureuses.
Mais je vais être forte mon coeur. Forte pour toi, pour nous, parce qu’il le faut, parce que la vie, çà ne fait pas de cadeaux.
Et puis parce que parfois, elle vous rend si heureux que l’air devient plus pur et la mer plus bleue.
Mais bientôt tu verras, je serrerai à nouveau contre moi ton petit corps si chaud.
Et puis tu sais mon cœur, demain, c’est dimanche.
Elle travaille pas, la nounou, le dimanche !!
14:43 Publié dans HISTOIRES VRAIES !! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



Commentaires
Et puis tu vois , finalement , la petite merveille , petite fée de nos vies ...bin quoi...j'ai le droit , moi aussi de l'aimer cette petite ...et bien la petite meervelle , elle s'y est bien fait à sa nounou....les enfants ont une capacité d'adaptation 100 fois supérieure à la notre ...lol....
C'est bien de l'habituer : au moment "M" ..elle sera prête ...comme toi...re...lol...
PS : chez moi y'a jamais assez de petites cuillères ...et de verres....
Ecrit par : Didou | 28 décembre 2007
Je me suis un peu reconnue dans ces lignes. J'ai un peu oublié ce que j'éprouvais en tant que maman (trop loin!) mais c'est ce que j'éprouve chaque fois que mon petit-fils s'en va après une trop courte visite!
Ecrit par : danielle | 29 février 2008
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