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17 mars 2008
Qui aurait cru...
Un petit texte pondu rapidos pour un jeu sur M.A mais auquel je n'ai finalement pas pu participer faute de connexion internet!! Il fallait simplement écrire ce que nous ressentions face à cette photo...
Je vous laisse découvrir mon impression ici:
Le père du petit Nicolas feuilletait l’album familial, une infinie tendresse mêlée d’amusement dans le regard.
– Regarde cette photo chérie. Tu te souviens ? Notre petit monstre avait déjà son fichu sale caractère.
Occupée à tailler des fleurs trop grandes pour le vase dans lequel elle avait décidé de les mettre, la mère arrêta son geste, posa le sécateur sur la table et s’approcha. Un éclat de rire emplit soudain la pièce.
– oh oui je me souviens ! Un vrai petit bourreau ! Pauvre nounou, elle ne savait plus que faire pour le calmer. Rien d’autre ne l’intéressait que démembrer ses jouets, déchirer ses livres, hurler durant des heures… Il lui en a fait voir de toutes les couleurs ! Il n’aimait rien de ce qu’aiment les autres enfants. D’ailleurs, il n’aimait pas les autres enfants non plus !
– c’est vrai. Même topo pour les sucreries ! Ce garnement n’aimait que ce qui était fort ou acide. Même l’harissa avait plus de douceur à ses yeux qu’un sucre d’orge ! Qui aurait pu penser qu’un jour…
Elle éclata de rire.
– Certainement pas cette sixième nounou !! Elle qui était si gentille…
– Elles étaient toutes gentilles ! Toutes d’une patience incroyable ! Mais il faut reconnaître qu’il n’était quand même pas un gosse facile…Bébé infernal, enfant terrible, adolescent hargneux, toujours à vouloir commander tout le monde du haut de son mètre cinquante...
– oui tu as raison, son complexe d'infériorité a commencé très tôt et l'a poursuivit jusqu'au bout! Cette photo est décidément la plus représentative de sa personnalité.. On devrait la faire encadrer.
Le père contempla le cliché, une étrange fierté dans les yeux.
– Oui. Mais tout de même, qui aurait pu imaginer…
– Personne ! Rappelle-toi, même nous, nous nous demandions sans cesse ce que nous allions bien pouvoir faire de lui…
Un sourire passa sur les lèvres paternelles.
– Il était grassouillet bébé hein ? De ce côté-ci au moins, il a beaucoup changé !
– C’est vrai ! Et entre nous, même si c’est notre fiston chéri, je crois que j’aurai préféré qu’il garde son gras et qu’il soit moins, comment dirais-je…
– Sec ?
– Oui ? c’est ça ! Sec ! Dans tous les sens du terme ! Une vraie peste il faut bien le reconnaître, et pour ne rien te cacher, j’ai toujours pensé qu’il finirait tueur à gages où un truc dans le genre…
– Oui, je comprends ce que tu veux dire ! J’avoue maintenant queje pensais un peu comme toi. Personne n’aurait pu imaginer, pas même nous, qu’il finirait dans un pays étranger comme président de la République !!
21:33 Publié dans POUR LE PLAISIR | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



Commentaires
Très bien vu, l'homme est le prolongement de l'enfance.
Pauvres Hongrois, ils sont peut-être plus à plaindre que nous.
Ah, si on avait chassé tous les immigrés, comme le souhaite aujourd'hui celui-là ! Mais il est vrai qu'il fait maintenant partie de ce qu'il appelle "l'immigration choisie".
Quel mauvais choix !
Robert
Ecrit par : Robert | 02 avril 2008
Immigration choisie pour sa nana aussi, sous des critères...différents. :p
:)
Ecrit par : Nad | 07 avril 2008
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