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25 mai 2008

VESSIES ET LANTERNES

PRENDRE DES VESSIES POUR DES LANTERNES

 

Une personne qui prend des vessies pour des lanternes signifie, dans notre langage, qu’elle croit une bêtise plutôt qu’une autre.

En fait, l’expression est ancienne. Elle apparaît bien avant le moyen age. En effet, à l’époque, on utilisait des vessies de porc comme sacs ou comme outres (pour contenir de l’eau, car la vessie est parfaitement étanche).

La lanterne est, pour sa part, non pas le récipient dans lequel on plaçait une bougie afin d’éclairer les maisons ou les rues, mais la lanterne en papier nommé aussi lampion. On peut dire que les deux se ressemblent… de loin. Mais en ancien "François", le sens figuré de la lanterne était pratiquement le même que la vessie : la vessie était quelque chose de creux, sans contenu, et la lanterne était ce que l’on appelle maintenant, un conte à dormir debout. Une histoire sans queue ni tête.

La comparaison des deux objets a été ainsi intégrée à une expression que l’on utilise maintenant.

 

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18 mai 2008

DEPRESSION

Les mots m’échappent, les émotions me transpercent, me saignent à vif. Je ne veux plus souffrir, je ne veux plus entendre, je ne veux plus parler. Je serre les dents mais les larmes coulent malgré moi. J’inonde le clavier de ma douleur, de ma détresse. J’ai peur, si  peur. Pas peur de mourir, non. Je connais la mort, je sais qu’elle n’est rien, rien qu’un instant furtif vers un autre lieu, un autre monde, une autre vie. J’ai peur de la folie, celle qui frappe à la porte de mon âme aujourd’hui. Cette folie qui s’insinue dans les pores de ma peau, dans mes veines, cette folie qui me fait taper des poings sur les murs crépis du salon, qui me fait hurler comme un animal blessé… pourquoi personne ne m’entend ? Pourquoi n’y a-t-il personne pour me répondre, pour apaiser mes craintes, pour me prendre dans ses bras et calmer ma tristesse ? Qu’ai-je fais pour mériter cela ? Je ne parle plus, c’est décidé. Plus aucun mot ne sortira de ma bouche à partir de maintenant. Mangerais-je encore ? Pas sûr, je ne sais, peut être, je m’en fou. Je me fous de tout. Je voudrais me faire toute petite, m’endormir pour des siècle, ne plus rien voir ni entendre que le rire cristallin de mon enfant, seule chose qui puisse encore m’arracher un semblant de sourire intérieur. Et les larmes continuent de noyer mon clavier, je ne vois plus rien mais continue de taper encore et encore, de faire jaillir tout ce venin putride qui m’enserre le cœur et les tripes, je voudrais m’enfuir loin, très loin, je voudrais… mourir.

16 mai 2008

DONNER LE CHANGE

Donner le change, c'est composer une expression pour que les autres ne se rendent pas compte de ce que l'on ressent réellement.

Exemples : Feindre la joie quand on est triste ou    avoir l'air embarassé alors que l'on est indifférent ! 

 

Cette expression vient de la chasse à courre !

 

Une bête traquée par les chiens de la meute avait parfois l'intelligence de se rapprocher d'un congénère pour tromper ses poursuivants, qui se mettaient alors à chasser l'autre animal.

 

Il échangeait ainsi sa situation avec l'autre qui n'avait rien demandé, belle ruse qui permettait de " donner le change "!

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15 mai 2008

LEON

Petit jeu du forum.

Le sujet : vous vous transformez subitement et sans le vouloir en animal... ( les mots en gras étaient obligtoires!)

 

LEON

Quand je me réveillai ce matin là, je sentis de suite que quelque chose clochait.

Il y avait ce parfum étrange qui flottait dans l’air et qui réveillait en moi des souvenirs brumeux. Je constatais alors que je n’étais plus dans mon lit douillet, bien au chaud sous ma couette,  aux côtés de ma femme ! A la place j’étais prisonnier d’un herbage arborant une bizarre couleur de miel avec au cœur cette sensation désagréble de n’être plus moi-même. Je regardais autour de moi, cherchais mon corps, mais ne trouvais qu’une ombre qui ne m’en apprit guère plus. Ma femme, elle, avait tout bonnement disparu.

Ne sachant trop que faire, j’entrepris d’explorer prudemment les lieux.

 

Je me faufilais tant bien que mal dans cet amas de broussailles dorées qui semblait ne jamais vouloir prendre fin, quand subitement une grande clarté envahit tout l’espace. Je clignais des yeux. J’avançais droit devant moi, sans réfléchir. Le sol, d’un blanc laiteux, se faisait tendre, presque élastique. Vierge de toute végétation il ne semblait pourtant pas souffrir de sécheresse.

Je me retrouvais bientôt aux abords d’une falaise ; le vide me força à reculer. Dépité mais tenace, je  décidais alors d’aller vers le nord, tournais à gauche et constatais enfin toute l’étendue de ma désolation.

J’étais seul. Terriblement seul au milieu d’un désert sur une terre inconnue. Au loin, il me sembla apercevoir des sommets…Tristement, je me remis en marche. Je frôlais l’unique cratère de ce paysage pour le moins étrange et ne m’arrêtais qu’une fois au pied des montagnes ; immenses, soudées entre elles, sans aucune prise possible… plus dures à gravir que la muraille de Chine. J’allais me résigner quant une forte secousse ouvrit une brèche inespérée. Je m’y faufilais, courant comme un fou de peur qu’elle ne se referme. La tête me tournait ; ou peut-être était-ce le sol qui bougeait…

Péniblement je continuais mon ascension. Je suais. Au-dessus de moi, une cascade de lianes aux couleurs automnales m’offrit enfin un peu d’ombrage. Plus j’avançais, plus  je sentais un souffle chaud m’envelopper, un vent doux et agréable qui dégageait une douce odeur de confiture de fraise. Ma préférée. Fouillant ma mémoire à la recherche de cet effluve qui jadis me faisait  frissonner, égaré dans ces souvenirs d’ancienne vie, je ne perçus que trop tard le grondement sourd précédant la tempête. Surpris par la violence des eaux,  je fus d’abord projeté en l’air, puis culbutais le sol à plusieurs reprises. La brèche entre les monts s’était encore élargi. Glissant sur le dos, je m’y engouffrais et achevais ma course folle dans le cratère où j’attendis, tremblant,  la fin du déluge. J’avais encore du mal à reprendre mon souffle et mes esprits quand un hurlement me fit sursauter. Puis quelqu’un brailla mon prénom sur un ton emplit de colère tandis qu’un forceps géant m’arrachait à mon abri de fortune.

Ce n’est que lorsque je fus face à elle que je compris enfin QUI j’étais ! Je baissais les yeux, elle  était en soutien-gorge. J’allais descendre plus bas encore quant une faucille écarlate me sectionna le corps d’un coup sec et mortel. Jeté au sol, agonisant, c’est pourtant la flamme d’un briquet qui m’acheva sans que j’aie  le temps de lui dire :

 

– C’est moi chérie, c’est moi LEON !!

 

LEON le Morpion !

 


 

02 mai 2008

NOSOGRAPHIE

P'tit clin d'oeil à mon pote Maneki Neko ...

 NOSOGRAPHIE

 Description et classification des maladies d'après leurs caractères distinctifs.

 

 

 Il l'émascule, le cuisine et le mange (le reste au congel)

jE ne crois pas que le cannibalisme soit le vrai problème, (c'est la conséquence d'une maladie psychiatrique importante à mon avis)
Cela me semble rentrer dans le cadre d'une perversion, tout comme la coprophagie, la nécrophagie, la gérontophilie (dans une moindre mesure bien sûr Très content ), et autres horreurs de la nosographie médicale actuelle....

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