02 juillet 2008
Histoire de Piafs
Un petit texte écrit lors d'un jeu sur mon forum préféré : AVP !!
Sujet : vous êtes en fôret et vous haranguez une entité réelle ou imaginaire.
Je piaffe, tu piaffes,… Ils piaffent !
Non mais c’est pas bientôt fini ce raffût ? Ça fait vingt-cinq fois que tu me dis « coucou » je commence à savoir que t’es là ! Tu connais pas une chanson, tu fais pas MP3 ?...
Oh toi là-haut, tu m’écoutes ? C’est saoulant ton monologue à la fin !! Quand je pense que t’es même pas fichu d’avoir une maison à toi ! Vous savez pas que les écrivains, on les appelle aussi des plumes ? ! Vous pourriez avoir un peu pitié de moi non ? Je fais presque partie de la famille…
En parlant de famille, j’aurai jamais dû écouter Edith ! Aller en forêt pour avoir du silence …Y’a qu’une môme comme elle pour avoir une idée pareille. Deux heures que j’y suis dans la forêt. J’ai marché des kilomètres pour écrire peinard une harangue, loin des hommes et du vacarme de la ville, et je n’ai toujours pas pondu la moitié de mes trois mille caractères ! Une harangue !! Tu parles d’un sujet ! Je sais même pas ce que c’est…
…
Tiens, il ont dû piger, je les entends plus ! C’est vrai quoi, c’est gonflant à la fin ! Bon alors, où en étais-je ? « Il était une fois une… »
Ah non !! C’est pas vrai je rêve ! Vous allez pas vous y mettre vous aussi ? C’est quoi cette fois, un concert privé ? Hé le torchepot juvénile, si tu cesses pas tes « pipi » de suite, je grimpe et je te décalotte illico ! C’est valable pour toi, le pouillot ! T’as pas fini de me donner l’heure avec ton « tic-tac » ? T’es même pas en rythme mon gars, t’as même un sacré décalage c’est moi qui t’le dis ! Quand à toi, le cassenoix, pour ce qui est de me les casser, on peut dire que tu sais t’y prendre. Y’a plus rien à becqueter dans ta taïga que t’es venu jusqu’ici ? C’est comme l’autre là, le troglodyte ! Comment il peut y avoir une telle puissance de tremolo crépitant dans seulement huit centimètres et, allez, quoi… 11 grammes ? Une vraie Castafiore miniature !
…
Ah quand même, faut gueuler plus fort que vous en fait ! Bon je reprends : « il était une fois une poule bleue qui…. » C’est quoi ce truc ? Une porte qui grince ? En pleine forêt ? Et maintenant un bébé qui pleure ? Je suis en train de péter les plombs moi…
Ah c’est vous ! J’aurais du m’en douter ! Oh, l’accenteur, je te cause ! Tu veux pas emmener le gobemouche faire un tour ? Non parce qu’entre tes grincements et ses jérémiades, vous allez finir par me foutre le bourdon tous les deux !
En plus maintenant, il est tard, et le soleil se barre. Vous aussi ? Super ! Ben alors je reste et j’écris à la lumière du portable, voilà ! Non mais…
Je disais donc, « il était une…. »
Arrrgh !! Je t’avais oubliée toi ! C’est la totale ! L’apothéose !! Je ne sais même pas si tu es entrain de me dire bonsoir, si tu te fous de moi, ou si tu essaies de me faire peur… Si c’est le cas, je peux te dire que toi aussi, tu portes mal ton nom ! T’es pas chouette, et d’ailleurs tu ne m’effraies pas du tout non plus.
Par contre, j’en ai marre. Oui, marre de vous tous ! Je capitule, je plie bagage. Quand je pense qu’on me rabâche sans cesse que je suis bavard comme une pie…
Mais je reviendrai, et je vous préviens les piafs, la prochaine fois, j’embarque le chat !!
14:53 Publié dans POUR LE PLAISIR | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13 juin 2008
PASSAGE A TABAC
PASSER A TABAC, c'est cassé la figure ou molester quelqu'un, expression courament utilisée dans le milieu de la police, allez savoir pourquoi...
Mais d'où vient-elle, cette expression ?
En réalité, elle vient d'une ature expression :
" donner sa ration de tabac ".
qui voulait elle-même dire
" être contenté"
à une époque où le tabac était très prisé
( et dans tous les sens du terme d'ailleurs!!).
Recevoir sa ration,
c'est donc ironiquement, à notre époque,
avoir son compte. 
16:06 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03 juin 2008
MARQUISE
J'ai le plaisir de vous annoncer que j'ai été classée 3ème au concours de mini-nouvelles de la médiathèque de Montélimar.
Concours intitulé : " vous m'ferez 10 lignes ".
Le texte de devait donc pas dépasser ces 10 lignes ou 1000 signes, et devenait commencer ou finir par la phrase : " la marquise sortit à cinq heures "
REBELLE
La Marquise sortit à cinq heures. La ville dormait encore. Elle monta dans sa limousine, poussa un cri en s’asseyant, suivi d’un juron indigne de son rang. Elle venait de passer deux longues heures de souffrance, le postérieur nu et relevé, ravalant sa honte, serrant les dents et les poings tandis qu’elle subissait les assauts répétés de cet engin de torture. Jusqu’à la fin du supplice, elle n’avait pas émis un son. Lorsqu’elle s’était rhabillée, la tête lui tournait un peu et surtout, elle avait mal !! Etrangement pourtant, cette douleur lui procurait un réel plaisir, une sensation d’aboutissement, après des années d’hésitations et de renoncement. A présent que la chose était faite, il émanait de sa personne une aura de fierté mal contenue. Elle s’installa au mieux sur le siège en cuir et démarra, direction le château. Un petit rire la secoua, suivi d’une grimace.
– Pas facile de conduire avec une fleur de lys tatouée sur la fesse droite…
12:23 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
25 mai 2008
VESSIES ET LANTERNES
PRENDRE DES VESSIES POUR DES LANTERNES
Une personne qui prend des vessies pour des lanternes signifie, dans notre langage, qu’elle croit une bêtise plutôt qu’une autre.
En fait, l’expression est ancienne. Elle apparaît bien avant le moyen age. En effet, à l’époque, on utilisait des vessies de porc comme sacs ou comme outres (pour contenir de l’eau, car la vessie est parfaitement étanche).
La lanterne est, pour sa part, non pas le récipient dans lequel on plaçait une bougie afin d’éclairer les maisons ou les rues, mais la lanterne en papier nommé aussi lampion. On peut dire que les deux se ressemblent… de loin. Mais en ancien "François", le sens figuré de la lanterne était pratiquement le même que la vessie : la vessie était quelque chose de creux, sans contenu, et la lanterne était ce que l’on appelle maintenant, un conte à dormir debout. Une histoire sans queue ni tête.
La comparaison des deux objets a été ainsi intégrée à une expression que l’on utilise maintenant.
13:59 Publié dans CA VIENT D'OU ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18 mai 2008
DEPRESSION
Les mots m’échappent, les émotions me transpercent, me saignent à vif. Je ne veux plus souffrir, je ne veux plus entendre, je ne veux plus parler. Je serre les dents mais les larmes coulent malgré moi. J’inonde le clavier de ma douleur, de ma détresse. J’ai peur, si peur. Pas peur de mourir, non. Je connais la mort, je sais qu’elle n’est rien, rien qu’un instant furtif vers un autre lieu, un autre monde, une autre vie. J’ai peur de la folie, celle qui frappe à la porte de mon âme aujourd’hui. Cette folie qui s’insinue dans les pores de ma peau, dans mes veines, cette folie qui me fait taper des poings sur les murs crépis du salon, qui me fait hurler comme un animal blessé… pourquoi personne ne m’entend ? Pourquoi n’y a-t-il personne pour me répondre, pour apaiser mes craintes, pour me prendre dans ses bras et calmer ma tristesse ? Qu’ai-je fais pour mériter cela ? Je ne parle plus, c’est décidé. Plus aucun mot ne sortira de ma bouche à partir de maintenant. Mangerais-je encore ? Pas sûr, je ne sais, peut être, je m’en fou. Je me fous de tout. Je voudrais me faire toute petite, m’endormir pour des siècle, ne plus rien voir ni entendre que le rire cristallin de mon enfant, seule chose qui puisse encore m’arracher un semblant de sourire intérieur. Et les larmes continuent de noyer mon clavier, je ne vois plus rien mais continue de taper encore et encore, de faire jaillir tout ce venin putride qui m’enserre le cœur et les tripes, je voudrais m’enfuir loin, très loin, je voudrais… mourir.
22:08 Publié dans HISTOIRES VRAIES !! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16 mai 2008
DONNER LE CHANGE
Donner le change, c'est composer une expression pour que les autres ne se rendent pas compte de ce que l'on ressent réellement.
Exemples : Feindre la joie quand on est triste ou avoir l'air embarassé alors que l'on est indifférent !
Cette expression vient de la chasse à courre !
Une bête traquée par les chiens de la meute avait parfois l'intelligence de se rapprocher d'un congénère pour tromper ses poursuivants, qui se mettaient alors à chasser l'autre animal.
Il échangeait ainsi sa situation avec l'autre qui n'avait rien demandé, belle ruse qui permettait de " donner le change "!

16:39 Publié dans CA VIENT D'OU ? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



