30 octobre 2007

TENEBRES

Ténèbres de la nuit
Vous gâchez mon Amour
En planant constamment
Au-dessus de ma tête.
Vous faites de ma vie
De mes nuits, de mes jours
Un nœud de mes envies
De mes chagrins si lourds
Qui ne tiennent souvent
Qu’à de tous petits maux.
Et des larmes sur ma peau
Coulent en salant mes joues
Peut-être de tendresse
Que j’ai rarement reçue
De ce temps qui me presse
De n’avoir pas vécue
Et de n’aimer que vous.

 

                    EXTRAIT DE MON ROMANc1216cf5bb856b8b8822191127eaa2ed.jpg
 

29 octobre 2007

LE QUOTIENT INTELLECTUEL

 MAIS QUI A INVENTE LE QI ?

 

 

Qui n’a jamais été tenté de faire un test de Quotient Intellectuel ?

Et parmi ceux qui ont osé franchir le pas, combien se sont écriés  Quelle  Intelligence ! 

Quand d’autres marmonnaient  Quel Ignorant ! 

Et que savons nous réellement sur le QI ?

 

 

QUASARS ILLUSTRES

 

Cattell, Binet, Stern, Weschler…

Nombre de psychologues ont contribué à la naissance du Quotient Intellectuel.

Cattel et Binet eurent pour but de fournir un jugement analytique de la personnalité, l’un s’intéressant aux adultes, l’autre aux enfants.

Si leurs tests incluaient quasiment tous les attributs de nos tests de QI actuels, notons que celui de Binet classa Henri Poincaré dans la catégorie des Imbéciles !!

Stern, quand à lui, eut l’idée de combiner l’approche scientifique à la philosophie. (Quelle Ingéniosité !)

Son concept était de diviser l’âge mental d’un enfant par son âge physique, puis de le multiplier par 100.

Weschler  enfin, Quadragénaire Iconoclaste, rejeta la notion d’âge de référence, estimant que l’intelligence était le mariage de plusieurs attributs mesurable séparément.

 

 

NOUS SOMMES TOUS DES CLOCHES !!

 

Je m’explique :

Les résultats aux tests de QI sont tous mesurés par un seul et même principe dit de Courbe en Cloche ! Rassurés ?

C’est Friedrich Gauss, illustre mathématicien fort doué en calcul mental  qui conçut ce précepte  légitimement nommé : Courbe de Gauss. (Quelle Invention !)

 

Tout aussi « clochement  mesurable » les scores obtenus par les occupants de MENSA.

MENSA,  petite « planète » du système terrien, regroupe nombre d’individus ayant un Quotient Intellectuel plus élevé que la moyenne. Elle fut conçue par deux brillants étudiants qui percevaient l’intelligence comme une perspective de bienfait pour l’humanité. Ses habitants ne s’encombrent d’aucune distinction sociale, raciale, politique ou religieuse. (Quasi Idyllique !)

 

 

EN RESUME

 

Le Quotient Intellectuel ne mesure pas uniquement des qualités innées ni l’intelligence proprement dite mais notre faculté à effectuer divers types d’analyses.

Il ne tient compte ni de l’âge ni du sexe.

Il ne dépend ni de la culture ni de la race de l’individu, n’en déplaise au physicien Shockley qui proposa qu’une prime soit versée aux femmes noires qui accepteraient d’être stérilisées !

 

Chacun dispose à la naissance d’un Quotient Intellectuel qui évoluera selon ses influences sociales, éducatives et culturelles.

Et si tout le monde n’a pas le prodigieux QI de Marylin Vos Savant (Quelle Injustice !) n’accordons pas trop de valeur au score obtenu et ne soyons pas alléchés par la pose de Quelques Implants douteux.

 

 Car après tout, le QI

     

 

 

                                                  Quelle Importance ?!

 

                                                             
 

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UNE VIE AILLEURS extrait 2

 Allez, pour le plaisir (le mien surtout !!  lol), voici un autre petit extrait de mon roman  "Une vie ailleurs"...
 
 
Eve, quant à elle, se sentait retenue par une force invisible et ne parvenait pas à détacher son regard de la défunte. Hypersensible et à la larme facile, elle croyait fermement qu'elle craquerait face au drame terrible qui affectait son amie. Mais curieusement, elle ne ressentait aucun chagrin, au contraire. Elle adressa un sourire à Marie qui sembla le lui rendre. Elle demeura ainsi de longues minutes et dans un effort presque surhumain parvint enfin à détacher son regard du cercueil. Elle observa la pièce. De longs et fins cierges blancs adoucissaient un peu l'ambiance obituaire. Sur la droite, posé sur un lutrin de chêne clair, un registre relié de cuir bordeaux recevrait bientôt les condoléances. Apaisée, presque béate, Eve sortit enfin.
Malou avait été rejointe par sa tante et deux de ses cousins, et chacun pleurait à gros sanglots. Eve resta en retrait du petit groupe et attendit patiemment. Son sentiment d'inquiétude avait disparu, laissant place à une incompréhensible légèreté intérieure qui l'effrayait tout autant et la faisait culpabiliser.

Au bout d'une demi-heure, Malou lui fit signe d'approcher.
"On va rentrer avec ma tante. Les obsèques sont prévues demain à 9h30. Est ce que tu peux rester jusque là?"
Eve passa un bras autour des épaules de son amie.
"Aucun problème Malou. Ne t'en fais pas" lui dit-elle dans un murmure.
Malou sourit tristement et ajouta:
"Je suis désolée pour hier. J'ai agis comme si tu étais responsable alors que c'est moi qui
t'ai demandé de venir, pour rien en plus. Pardonne-moi".
Lui rendant son sourire, Eve répondit sincèrement:
"Il n'y a rien à pardonner. Rien du tout. Et je ne suis pas venue pour rien non plus..."

Les deux jeunes femmes décidèrent de marcher un peu dans les rues de la ville avant de rentrer.
Elles remontèrent la Cannebière côté "rive droite" pour la redescendre côté "rive gauche". Elles flânèrent un moment sur le vieux port où d'innombrables voiliers aux mâts démesurés côtoyaient de vieilles barques de pêche à la peinture écaillée et aux filets savamment empilés sur leur pont. Elle n'échangèrent aucune parole durant leur promenade, s'observant seulement parfois du coin de l'oeil et se souriant tristement du bout des lèvres.
Malou n'avait nullement envie de rentrer. Cheminant au hasard, elles se retrouvèrent à surplomber la mer depuis Notre Dame. Il était près de midi. Elles étaient seules. Malou s'assit sur les dalles de pierre à l'abri du vent et entreprit de rouler un joint. Eve s'installa à ses côtés, les yeux fermés, humant l'air marin. Elle les rouvrit quand l'odeur du chanvre remplaça sensiblement celle des algues. Après avoir aspiré quelques bouffées, Malou lui tendit le cône de papier. Sans trop savoir pourquoi, Eve le saisit et aspirât elle aussi quelques taffes. Elle n'aurait pas su expliquer son geste si on le lui avait demandé. Simplement, par cette action, elle se trouvait plus près de son amie en ces instants difficiles. Au bout de quelques minutes, Malou la regarda intensément puis éclata de rire. Stupéfaite, Eve la regarda à son tour.
"Qu'est ce qui te prends?"
"A moi rien, répondit son amie riant toujours, mais toi par contre, tu as l'air fracassée!! Cà fait combien de temps que tu n'avais pas fumé?"
Eve réfléchit.
"Trois ans. Et tu as raison, je me sens dans un état pitoyable!!"
A cette confidence, Malou qui s'était un peu calmée répondit par un nouvel éclat de rire qui, lui tordant le ventre, l'obligeât à s'allonger à même le sol. Eve l'imita. Le fou rire devint alors contagieux, propulsé par des nerfs trop longtemps jugulés. Elles pouffèrent ainsi plusieurs minutes avant de parvenir à se maîtriser. Enfin, le ventre tendu et les joues mouillées de larmes, elles retrouvèrent peu à peu leur calme.

Toujours étendues, elles regardaient passivement le ciel bleu azur et les mouettes qui planaient en criant, quand tout à coup, Malou se remit à glousser.
"Dis, faudrait pas qu'y en est une qui nous chie dessus!!"
Le fou rire commun reprit de plus belle.2fca358aed27a0bc60294f3ffe0affc6.jpg

TITE BLAGOUNETTE ...

Un Français prend son petit déjeuner (café, croissants, pain, beurre, confiture), quand un Américain, ruminant son chewing-gum, vient s'asseoir près de lui. Le Français l'ignore, mais l'autre entame la conversation :

L'Américain: « Vous les Français, vous mangez tout le pain ? »

Le Français (de mauvaise humeur) : « Bien sur. »

L'Américain : (après avoir fait une grosse bulle) « Pas nous. Chez nous, on ne mange que l'intérieur. On récupère les croûtes, on les recycle, on les transforme en croissants et on les envoie en France. »

Et il a un sourire plein de suffisance. Le Français écoute en silence.

L'Américain insiste : « Vous mangez de la confiture avec le pain ? »

Le Français : « Bien sur. »

L'Américain (claquant sa gomme entre ses dents) : « Pas nous. Nous mangeons des fruits frais, nous récupérons les épluchures, les pépins, on les recycle en confiture qu'on envoie en France. »

Le Français demande alors : « Et qu'est-ce que vous faites avec les préservatifs usagés ? »

L'Américain : « On les jette, bien sur. »

Le Français (avec un sourire suave) : « Pas nous. En France, on les met dans un récipient et on les recycle, on les fait fondre, on en fait du chewing-gum qu'on envoie aux Américains. »

 

Moralité : ‘Faut pas emmerder un Français qui prend son p'tit dej’ ! !

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UNE VIE AILLEURS extrait 1

 Je vous livre ici un extrait de mon premier roman, édité il y a peu chez edilivre.

 

 

 

Une sonnerie retentit. Eve hésitât un instant. Elle qui pourtant était à même de passer des heures au téléphone n'avait pas envie de répondre, pas envie de parler. Finalement, elle laissa le répondeur prendre le relais et termina sa vaisselle. Un petit coup d'éponge à la gazinière, un autre sur le réfrigérateur, et la pièce était propre.
Elle soupira. Rien ne semblait la motiver ce matin. Il y avait en elle un tel sentiment de vide, de gâchis, de travail inaccompli... Plus que la solitude, c'était ce désert intérieur qui l'effrayait.

La chienne s'était levée et la fixait d'un regard implorant.
"Oui, j'ai compris. Tu en as marre de rester enfermée... Ok, on va promener".
Eve savait qu'une marche au grand air lui ferait du bien à elle aussi. Le plus dur était de décoller, de faire le premier pas vers l'extérieur et en cela, l'animal lui était d'un grand secours.

Vêtue d'un short, d'un vieux tee-shirt et chaussée de baskets, elle tint la chienne jusqu'à la route. A peine eut-elle décroché le mousqueton de son collier que celle-ci s'élança, humant à tous les vents, bondissant tel un cabri par dessus les herbes hautes.
Elle avançait lentement, les yeux rivés sur le chemin de terre au bout duquel elle tourna machinalement à droite. Une petite bute à descendre et elle pénétra dans un autre monde. La rivière, la forêt, le gris blanc des galets, le chant des oiseaux, l'odeur des genêts et du thym... Elle se senti transportée.

Elle s'avança près de l'eau et s'assit. La mélodie cristalline la berçant, elle se sentait bien et accueillait la chaleur du soleil comme un don du ciel, une bénédiction.
Durant plus d'une heure, elle resta là, tentant de faire le vide dans son esprit, le regard se portant tour à tour sur un vieux chêne tortueux trônant fièrement sur l'autre rive, sur Kity, la truffe au ras du sol à la recherche d'un nouvel insecte à étudier de près, sur les restes d'arbres morts glissant au fil de l'eau, branches entremêlées comme les cheveux des sorcières d'antan.
Mais Eve ne parvenait pas à lâcher prise malgré la sensation de bien-être et de sérénité que lui procurait Mère Nature.

La chaleur devenant trop intense, elle siffla Kity occupée à traquer une grenouille et prit le chemin du retour. Arrivée sur la bute, elle s'arrêta. Au loin, de l'autre côté de la route, se dressait la petite pinède où nichait son appartement. Elle aperçut le balcon où séchait du linge, la fenêtre du salon et son rideau bleu, celle de sa chambre à demi-ouverte.

 En contrebas, les rares voitures semblaient passer au ralenti. Eve soupira et se remit en marche. Les cigales sur son passage entonnaient leur refrain envoûtant et les boutons d'or ouvraient la voie, valsant au gré du vent. A chaque pas, une myriade de sauterelles bondissait en tous sens au grand plaisir de Kity.


Plus elle avançait, plus elle se sentait mal à l'aise.
Depuis plusieurs semaines, une étrange et désagréable impression l'envahissait. Elle ne pouvait la définir, la nommer, et l'étrange pressentiment grandissait de jour en jour. C'était comme si tout son être lui montrait des images ou essayait de lui dire quelque chose, mais elle ne voyait rien, elle n'entendait rien. Elle était inquiète et avait peur.
Il allait se passer quelque chose. Quelque chose d'important, quelque chose d'irrémédiable. Elle en était persuadée.
Mais quoi?...

 

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*spincher : regarder, surveiller

ELLE Y A CRU

 
Pour une amie déçue... 
 
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Il lui a fait croire qu'elle était belle
Dans sa nuit noire un rayon de soleil ,
Il lui a ouvert sa couche,
Il lui a prit la bouche
L'a collée à la sienne
Leurs corps se sont fondus l'un en l'autre,
Leurs mots se sont fait doux et crus
Il lui a fait croire...
Il lui a donné l'espoir...
Et elle l'a cru !

Mais aujourd'hui,
Tout a changé
Tout est perdu
Il a menti
Il est parti

Le soleil s'est éteint
Il fait froid dans son coeur
Elle est triste,
Elle a peur

Peur de souffrir encore
Triste de son amour mort
D'avoir offert son coeur, son corps,
Son âme aussi un peu.
Peur de ne pouvoir oublier
Les bons moments passés
Gravés dans sa mémoire
Triste à en chialer
A ne broyer que noir

Il lui a fait croire,
Il lui a donné l'espoir
Et elle l'a cru...