01 février 2008
IONOSPHERE
15:35 Publié dans CA VEUT DIRE QUOI... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
L'AMI
Il est arrivé comme une bonne étoile, un rayon de soleil, me redonnant confiance en la bonté de l'être humain.
D'avoir été déçue par tant de personnes parfois après bien des années d'estime et de complicité, j'avais fini par devenir méfiante, voire craintive... La vie m'a apprit que beaucoupde gens portent un masque qu'ils enlèvent tôt ou tard et vous le jettent à la figure.
Beaucoup, mais pas tous!
Alors, malgré les blessures, je continue à aimer l'être humain, même si je ne le comprends pas toujours.
Je suis comme ça.
Il y a un proverbe que j'adore et qui dit :
" Quand tu es né, tu pleurais et tout le monde souriait autour de toi.
Tâche quand tu mourras, de sourire et que tout le monde te pleure!!"
Chaque aube naissante je me remémore cette phrase, tentant de suivre sa philosophie de sagesse jusqu'au coucher du soleil.
Moi je n'ai pas de masque. Sauf de temps en temps celui du bonheur que j'affiche à mes enfants pour qu'ils voient moins combien parfois ma vie peut être difficile.
Mais ne croyez pas que je sois en train de me plaindre !!
Je me dis que j'ai vécu pire, que j'ai la chance inouïe d'avoir de beaux enfants, sages et en bonne santé. J'aimerai juste pouvoir leur apporté un peu plus...C'est tout.
L'Ami, il est comme moi et je suis comme lui.
Mère Thérésa rencontrant l'abbé Pierre.
Et lui, L'ami, il m'a tendu la main, comme ça, sans rien demander en retour.
Il ne m'a pas donné de pain, il m'a donner la possibilité d'apprendre à le faire cuire.
Il n'a pas eu pitité de nous, il a cru en nous, ce qui est bien différent.
C'est pourquoi je voulais qu'il sache que grâce à lui, je ne vois pas l'avenir différemment, NON!
Je vois la possibilité d'un avenir, tout simplement.
Et que même si je ne lui suis pas redevable, (celà le vexerait), je ne lui en suis pas moins reconnaissante pour autant!
Et quel que soit le sort que cet avenir nous réserve,
l'Ami,
je ne regrette pas de t'avoir rencontré.
14:30 Publié dans HISTOIRES VRAIES !! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
HISTOIRE DE GOSSES
12:25 Publié dans HISTOIRES VRAIES !! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31 janvier 2008
ADIEOU BARACA
ADIEOU BARACA
Jano arpentait la promenade d’un pas fort incertain.
Après plusieurs heures passées à regarder la boule de la roulette, une lampée de whisky à chaque mise, il était ressorti complètement lustré du Casino Rhul.
Comme tous les samedi soirs en fait, mais ce soir là, c’était différent….
Ce soir là, le Jano, il était malheureux comme les pierres. Malheureux à en chialer, ce qu’il faisait d’ailleurs fort bruyamment, sans se soucier du regard des passants.
Les voyait-il seulement ? Pas sûr.
C’est que le Jano, il a une drôle d’histoire…
Il y a quatre ans, il a gagné au loto, et pas qu’un peu…
Sur le coup, il y a pas cru. Mais quand on lui a donné le chèque, il s’est passer un truc bizarre en lui, une sensation étrange, une ivresse jusqu’alors inconnue.
Et il a pas traîné le Jano ! A la vitesse de l’éclair, il a bazardé femme et enfants, vendu sa petite alimentation qui ne végétait, déménagé dans une maison immense, avec piscine et tout le tintouin. Grand Prince, il a laissé l’appartement à son ex-épouse, un trois pièces de 65m2, sans vis-à-vis,… ni remords.
Et puis il a commencé une vie de célibataire, sortant tous les soirs, mangeant n’importe quoi n’importe quand, toujours sur son 31, costard, cravate, bagouzes, etc.
Il s’est mis à fréquenter les bars, les discothèques, à draguer les filles…
Une vraie vie de patachon lui disait sa mère.
Mais il s’en foutait le Jano. Il se sentait libre comme une mouette, léger comme ces ballons gonflé à l’hélium qui ravissent tant les bambins.
Mais il a fait une grave erreur le Jano ! Il s’est mis à jouer au Casino.
Oh juste un peu au début, de temps en temps, pour le fun…
Mais il a gagné, et gagné encore. La sensation grisante que cela lui procurait, la roulette qui tourbillonne, les cartes qui glissent aisément sur le tapis, l’ambiance VIP… tout ça ne l’a plus lâché.
Jusqu’à ce soir.
Fatalement, ce soir, Adiéou Baraca !!
Il a perdu Jano, il a TOUT perdu. Il a tout joué, argent, maison, voiture, tout. Jusqu’à la montre en or que lui avait offert son père pour sa majorité. Elle est bien loin cette majorité aujourd’hui et Jano se demande un peu s’il n’était pas plus responsable il y a trente ans… Moins fou en tous cas.
Dehors, il fait froid. On a beau être sur la côte d’azur, l’hiver, c’est l’hiver, et c’est encore pire quand un vent à décorner les cocu fait se trémousser les palmiers du bord de mer, et le Jano, le nez en l’air, regarde les illuminations comme un badagou, sans même se rendre compte qu’il est au milieu de l’avenue. Un coup de klaxon intempestif le ramène un bref instant sur terre, assez pour le faire traverser en maugréant contre l’automobiliste impatient.
Faï caga !
Il traverse, et descend sur la plage. Les galets humides et luisants lui font tordre les chevilles avec ses mocassins dernier cri de chez Versace. Il avance jusqu’au bord où la mer, à présent déchaînée, vient lécher brutalement son costume de soie gris. Il a le cœur lourd, Jano, aussi lourd que le poids qui lui pèse sur les épaules.
J’ai tout perdu !! J’ai tout perdu marmonne-t-il sans cesse entre ses dents. Les vraies, brunies par le tabac des cigares, et les fausses, en or.
Il avance encore, comme au automate, s’en même s’apercevoir qu’il a les pieds dans l’eau. Ou alors il s’en fiche !?
Subitement, il s’arrête. Il tient debout grâce aux galets qui lui roulent sur les pieds et le maintiennent au sol tant bien que mal. Soudain, il lève les bras au ciel et, tel un iroquois invoquant les esprit, se met à beugler :
« Dieu qu’est ce que je t’ai fait hein ? Pourquoi tu me traites comme çà ? Tu m’as tout donné, et ce soir, tu m’as tout repris ! J’ai tout perdu, TOUT perdu ! »!
Il sanglote le Jano, il tremble de colère, d’amertume et de froid.
Il va pour reprendre son monologue quand…
« Ô fada, tu moulines ! Et sors de la que tu vas attrapé la crève ! Et l’eau de mer c’est pas bon pour le cuir italien ! »
Jano reste pétrifié, toujours les bras en l’air.
« Dieu me parle !! Dieu me parle et il se fout de moi en plus !! »
Il explose cette fois le Jano.
« J’ai tout perdu je te dis ! TOUT !! Alors qu’est ce qu’on s’en fiche des mocassins hein ?! »
Et joignant le geste à la parole, le voilà qui se déchausse non sans peine et, telle une mariée avec son bouquet, jette les mocassins au loin derrière lui.
Mais Dieu ne compte pas en rester là.
« Ton beau costume, regardes, on dirait une estrasse maintenant! »
Jano, n’en croit pas ses oreilles. Il éructe.
« T’encapes rien toi là-haut !! »
Et presque aisément, il ôte le dit costume.
Même sort que pour les chaussures.
« Tiens vé ! Même la chemise tu vois, j’ai plus rien du tout !! T’es content maintenant « ?
Il fulmine le Jano, il devient rouge de colère, puis bleu de froid, en caleçon dans la flotte.
Alors Dieu, de sa voix douce et suave reprend.
« Oui, là tu peux dire que t’as plus rien et que t’as plus qu’à te néguer ! »
A ces mots, le Jano, toujours aussi empégué, s’avance jusqu’à ne plus toucher le fond, et se laisse couler.
Sur la plage, une main sale et velue attrape les affaires entassées et les fourre dans un sac de toile crasseux et troué. Puis l’homme se relève péniblement et s’en va nonchalant, retrouver ses congénères du côté de Saleya.
« Y’a des fadas sur terre quand même. Aller croire que Dieu lui parle ! Que caganis !! »
12:25 Publié dans POUR LE PLAISIR | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : texte, nouvelle, écriture
04 janvier 2008
CHIFFON ROUGE
CHIFFON ROUGE
(argo 1828 )
Chiffon rouge = la langue
Balancer le chiffon rouge = parler
15:10 Publié dans EXPRESSIONS/LOCUTIONS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
HEPTARCHIE
HEPTARCHIE
Nom donné depuis le XVI ème siècle aux 7 royaumes anglo-saxons :
Kent,
Sussex,
Wessex,
Essex,
Northumbrie,
Est-Anglie
Mercie
qui se formèrent du VIème au IX ème siècle
mais qui n'eurent pas d'existence simultanée

14:54 Publié dans CA VEUT DIRE QUOI... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



